Chandelle Intime

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La Seule Blanche ...

La seule blanche …

 

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Je pars dans un pays d’Afrique noire équatoriale (pas une destination touristique croyez-moi) pour finaliser un contrat de collaboration. Je connais mon interlocuteur principal pour l’avoir rencontré avec son frère à Paris. Maintenant je me rends seule sur « ses terres » pour la négociation finale.

Edouard est un quinquagénaire, impressionnant, copulant et d’une stature imposante. Homme d’affaires africain, il est diplômé, entre autres, d’un MBA de l’INSEAD/Paris et apprécie la culture française. Il est connu comme dur en affaires et  redoutable négociateur. Je l’apprécie particulièrement aussi parce qu’il est érudit, prévenant, attentionné et qu‘il aime toujours me charmer un peu.

Le rendez-vous est loin des chemins carrossés et « H » accepte que j’emporte exceptionnellement deux tailleurs pantalons. Il sait que j’ai un faible pour « ce gros nounours » et me laisse carte blanche. Je dois juste trouver des préservatifs XXL au cas où !

 

Je suis assise au bout du monde, regardant par la fenêtre sale et poussiéreuse de ma chambre d’hôtel de brousse. J’étais déjà la seule blanche dans le petit avion régional qui me déposa dans un l’aéroport de fortune, piste en terre ocre battue et qui referma ses portes dans l’heure qui suivit mon arrivée, mais maintenant que je découvre la ville, ou le gros village, j’angoisse un peu. Je n’ose pas inspecter les draps de peur d’y trouver les vestiges de l’humanité ! Où sont mes rêves de l ‘Afrique sauvage et envoutante de Tarzan ou les plaines merveilleuse d’ « Out of Africa ». Ici, tout est teinté par la poussière, sale par les déchets urbains et puant de pourriture. Je me prépare comme je peux. Il fait une chaleur poisseuse, l’eau au robinet est brunâtre, je me rafraichis malgré tout. Heureusement mon tailleur est en lin beige, léger.  Je passe un string, un soutien gorge push’up pour mon Edouard, un chemisier aux couleurs chatoyantes pour attirer son regard et mes talons hauts, pour ma féminité ! Une voiture s’arrête devant la porte. Le chauffeur m’invite à m’asseoir sur la banquette arrière …  J’avance, c’est parti !

 

Négociation musclée comme il se doit, j’ai beau faire des effets de jambes et gonfler ma poitrine, Edouard est impassible. J’obtiens finalement le contrat que son frère devra contresigner pour la forme et validation définitive. C’est un succès et mon gros nounours m’offre un beau sourire aux dents éclatantes en me remettant les documents. On part diner pour fêter ça …

 

Incroyable !! Une limousine BMW rutilante nous attends derrière le bâtiment, Edouard m’invite à me glisser à ses cotés sur la banquette arrière et nous démarrons dans un nuage de poussière comme au far-West !

 

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Premier stop, un bar africain, surchauffé par le soleil et dans lequel des amis d’Edouard nous attendent. Champagne lance-t-il au barman ! A croire qu’Edouard avait tout manigancé, le serveur arrive avec un vieux sceau plastique remplit de glace et une bouteille de Nicolas Feuillates ! Je rêve.

Seule femme entourée de 4 régionaux bien typés je sens tous les regards se porter sur notre table. Heureusement que je ne suis pas en mini –jupe ! On vide rapidement une puis deux bouteilles de ce cher Nicolas avant qu’un poulet en sauce n’atterrisse sur la table. La chaleur et le champagne glacé font effet, l’ambiance se détend, la musique d’ambiance nous invite à bouger sur nos chaises aux rythmes binaires des sons africains modernes. A l’arrivée de la quatrième bouteille mon esprit est déjà très embrumé et mon voisin m’invite à danser avec lui autour de la table. Une vapeur de sueur chaude s’échappe de sa chemise alors que son bras me plaque contre lui. Loin de la valse, je découvre un mouvement de corps qui s’avoisine plus au zook collé improvisé. L’homme est très entreprenant mais je tente de garder mes distances face à Edouard. Je sens une excitation monter en moi … je me raisonne, je dois surtout ternir bon …

 

Edouard s’agace quand son troisième ami m’invite à danser à son tour. Ils sont restés respectueux malgré les circonstances, bien que le bâton que je sentais contre mon ventre confirmait de belles érections sous leurs pantalons.  Edouard appelle son chauffeur, nous partons …

 

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Prétextant qu’il n’aimait pas la musique de l‘autre bar, il m’entraine dans une sorte de boite de nuit à l’écart de la ville. Pénétrant les lieux, la forte odeur d’Afrique, la chaleur repoussante et le bruit assourdissant m’étourdissent. C’est immense et malgré cela, j’arrive à peine à suivre Edouard au travers de cette masse de corps luisants de sueur, ondulants comme des spectres au son d’un DJ totalement psychédélique ! Nous sommes attendus au fond d’une des salles, on se lève pour m’inviter à me glisser entre des inconnus sur un bout de canapé sale.

 

 

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Edouard commande une bouteille de gin et du soda. Je suis piégée. Boire et finir soûle dans ce trou avec tous les risques que cela comporte ou me lever et danser jusqu’à épuisement parmi tous ces hommes en transe, plaquée à leur corps brulants de désir, moi la seule femme blanche de toute la boite, avec tous les risques que cela comporte également ! Je décide de rester près de mon hôte dans l’espoir naïf d’un salut possible. L’alcool pénètre dans mes veines et mes sens sont en feu, bien qu’assise, on me frôle, on me touche … Edouard n’est pas en reste et m’invite à danser. Coincée dans cette foule, j’ai du mal à me mouvoir, Edouard me fait face, presque plaqué à moi. On se frotte plus qu’on ne danse, il me tourne, des mains me fouillent, il se plaque à moi. Il bande comme un cheval. Un frisson me parcours, sa queue contre mes fesses m’embrase de suite, je me laisse emmener dans ces frottements sensuels. Ma chatte est en feu, ma vision se voile, mon esprit s’égare… en jupe il me transpercerait à même la piste de dance, plaquée contre tous ces corps en mouvement, personne ne se rendrait compte de la saillie.  Mon corps m’échappe. Homme réservé de nature, il se lâche maintenant et ses attouchements  ne laissent aucun doute sur ses intensions. 

 

 

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La boite n’est qu’un magma nauséabond en mouvement, flashée par des lasers verdâtres et une musique inaudible, je glisse lentement vers une jouissance incontrôlée. Avec l’excuse de l’encrassement des corps sur cette piste de danse,  Edouard ne se gène plus pour laisser sa grosse main entre mes cuisses, pour toucher ma chatte qu’il sent brûlante au travers du lin de mon pantalon. Mes seins n’ont plus de secrets pour lui et son énorme sexe assure un va-et-vient suggestif contre mon petit cul…   Un frisson me traverse soudain, et un tsunami chaud submerge ma chatte comme une jouissance. Mon entre-jambe est trempé de mouille, je suis soudain troublée, comme sortie d’une transe, je me ressaisie et indique à mon partenaire mon désir de m’asseoir.

Me frayant un chemin au travers de ces corps envoutants, je parviens enfin au canapé crasseux de tout à l’heure, mes jambes ne me portent plus, mon sexe est en feu. Je n’ose pas aller aux toilettes de peur d’y trouver une cour de miracle locale. Je me précipite sur ce que je crois être mon verre et j’engloutis une énorme gorgée d’un mélange amer de gin, de redbull et de tonic régional ! Edouard arrive enfin et s’impose à ma droite, me demande si ça va et se verse un grand verre à son tour. Je suis presque totalement à sa merci, mais un sursaut de reste de lucidité me fait prendre un peu mes distances. Il le sent, son visage se durcit …

 

Il m’ignore, discute avec l’homme assis à sa gauche, je m’hydrate avec le restant de tonic water que je trouve. Soudain, il se lève et m’indique la sortie, enfin …

 

Il est 2 heures du matin, je suis presque ivre, le corps tendu d’excitation, de la mouille plein le string et un homme saoul, surexcité fort comme un taureau qui m’accompagne vers sa voiture. Heureusement son chauffeur nous rejoint.  La fraicheur de la climatisation de la BMW me fait du bien. Edouard s’écroule sur la banquette et lance des instructions dans un dialecte  que seul le chauffeur semble comprendre. Nous partons avant de nous immobiliser moins de dix minutes plus tard face à un bouiboui éclairé par des néons blancs de nos anciennes boucheries. Encore des tables, encore de l’alcool, mais plus cette foule, plus cette musique assourdissante, juste nous deux assis sur la terrasse de ce bar de nuit… Deux gins-tonics plus tard et une conversation inutile, il me dépose à mon hôtel, il est 3h et demi du matin, nous avons rendez-vous à 8h avec son frère …

 

J’ai un mal de tête terrible. Edouard semble parfaitement remis de notre escapade alcoolisée de la nuit et me présente ses excuses pour son comportement. Je reste muette. Mince, pourquoi n’ai-je pas répondu à ses avances dès le début de soirée, nous nous serions éclipsés plus tôt, aurions consommé moins d’alcool et baisé comme des bêtes avant de m’endormir cuisses grandes ouvertes peut être mais à un horaire plus raisonnable. Maintenant j’ai l’impression qu’il va garder ses distances et que j’ai raté l’occasion de me faire baiser par l’un des « Big Five » d’Afrique. La signature se passe bien et mon retour vers l’aéroport se fait dans un silence inhabituel. Mon « gros nounours » me sert fort contre lui au moment du départ avant de grogner qu’il viendra bientôt me voir à Paris. …  Une lueur d’espoir illumine mon regard et je suis certaine qu’il l’a remarqué. J’ai hâte de vivre une suite à cette histoire.

 

Je dors pendant tout le vol retour et j’accours auprès de « H » pour lui raconter. Bien sûr il trouve que j’ai gâché une belle occasion. Je promets de faire le nécessaire à son prochain passage à Paris, quitte à y sacrifier une nuit entière …



21/09/2014
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